Conseils

1- FROTTIS CERVICAL UTERIN

 

Appellation récente du frottis cervicaux vaginal car le prélèvement est effectué au niveau du col de l’utérus (éxocol et endocol)

Il s’agit d’un examen banal, qui se fait lors de la consultation de gynécologie dans le cadre du dépistage du cancer du col utérin.

Cet examen consiste à prélever les cellules superficielles du col, puis adressé à un laboratoire de cytologie pour études anatomopathologiques au microscope.

Selon l’aspect des cellules on peut supposer que le col est normal, ou présente une infection, inflammation, une lésion précancéreuse ou un cancer. La plupart du temps les lésions décelées sont liées à une infection virale HPV.

 

INDICATION

Il est recommandé de pratiquer un frottis cervical utérin tous les 2 à 3 ans, après 2 premiers frottis normaux fait à un an d’intervalle. Cette fréquence peut être modifié si le médecin le juge nécessaire et selon le passé de la patiente.

Le premier frottis ce fait quelques mois après le premier rapport sexuel. Il sera pratiqué jusqu’à l’âge de 65 ans, voire plus si activité sexuelle persiste.

Les lésions précancéreuses ne s’accompagnent d’aucun symptôme. Le seul moyen d’éviter l’apparition d’un cancer reste le dépistage par le frottis cervical  utérin.

COMMENT SE DEROULE UN FROTTIS CERVICAL UTERIN

Le frottis est un examen simple  et indolore. Il est parfois un peu désagréable. Cet examen dur moins de 5 minutes. Aucune préparation n’est nécessaire. Le prélèvement peut être fait par un gynécologue,  ou au laboratoire d’analyses par un biologiste. Il peut exister, parfois un léger saignement juste après la réalisation du frottis. Ce saignement est normal.

Conditions optimales 

Certaines conditions doivent être respectées pour avoir un frottis de qualité, interprétable par le laboratoire de cytologie

Le frottis doit être effectué :

  • en dehors de la période des règles et de saignement
  • et à distance des rapports sexuels (48 heures).
  • La grossesse n’est pas une contre-indication (au contraire, c’est parfois pour certaines femmes le seul moment de leur vie où elles ont l’occasion de bénéficier d’un dépistage) Il est possible qu’il provoque un léger saignement car le col est très vascularisé pendant la grossesse, toutefois, cela n’augmente pas le risque de fausse couche.
  • Pour un frottis optimal, il est recommandé de ne pas faire de toucher vaginal préalable, ni d’utiliser de lubrifiant avant la réalisation du prélèvement.

Il ne doit pas être effectué :

  • après une toilette vaginale
  • après la mise en place d’ovules ou de crème (48 heures au moins)
  • ou en cas d’infection cervical-vaginale (un mois après le traitement de l’infection)

Dans ce cas, il faut attendre un mois après le traitement de l’infection pour faire le frottis.

LE RESULTAT

Sera transmis au médecin et ce après un délai de 1 à 2 semaine parfois

TECHNIQUE CLASSIQUE

Le frottis est un acte très simple, rapide et sans douleur. Anciennement se faisait a l’aide d’une spatule puis étalement sur lames.

Actuellement se fait en milieu liquide à l’aide d’une brosse qui permet d’effectuer un prélèvement de l’endocol et exocol ainsi que la ligne de jonction. Puis la brosse est introduite dans le flacon de recueil.

Certaines femmes l’appréhendent et en ont un ressenti désagréable. Cependant, cet examen est habituellement indolore.

De petits saignements peuvent se produire à la suite des prélèvements. Ceci est tout à fait normal, et il n’y a pas lieu de s’en inquiéter.

 

 

2- LES MYCOSES GENITALES QUI VOUS GÂCHENT LA VIE :

Le vagin abrite naturellement des bactéries et des champignons.

Mais l’équilibre entre les deux populations peut se rompre et alors les champignons prennent le pouvoir et les fameux symptômes que connaissent toutes les dames, n’est-ce pas ?, vont apparaitre.

 

Les signes, si connus !

Le milieu vaginal, dont en général le PH est plutôt acide, va être perturbé par différents facteurs et les champignons vont alors se développer.

Ces mycoses génitales sont souvent attribuées à un champignon appelé CANDIDA ALBICANS .Ces candidoses donc seront souvent déclenchés lors du changement du PH vaginal.

LES FACTEURS DE DESEQUILIBRES DE CETTE FLORE SONT  NOMBREUX,

Comme par exemple :

Le déséquilibre hormonal qui survient normalement lors de l’arrivée des règles, lui seul peut modifier le milieu vaginal et provoquer cette mycose

La ménopause,  période de perturbation hormonal et puis disparition total des hormones.

Egalement lors de la prise de pilule surtout au début, le milieu vaginal réagit donc a cette nouvelle imprégnation hormonale

Une hygiène excessive : toilette vaginale fréquente avec des savons parfumés, les femmes qui font des douches vaginales, qui se lavent à l’intérieure, vont entrainer une modification de leur ph et donc s’exposer plus a la mycose !!!

Prise d’antibiotique !!! Toujours signaler à votre médecin que vous faites des mycoses fréquentes pour qu’il vous protéger de l’infection

Le stress, le tabac qui eux diminue l’immunité locale du vagin

Le port régulier de protège slip…..

Tous ces facteurs vont être responsable de diminution de l’immunité vaginal et donc favoriser la p

 

 

3- TOUT SAVOIR A PROPOS DE HYGIENE INTIME

 

Notre flore vaginale et vulvaire sontconstitués de bactéries protectrices. Il est donc très important de respecter cet équilibre très fragile. Un excès ou un défaut d’hygiène peuvent perturber cet écosystème et favoriser donc les infections et tout autre gène.

 

Voici donc une petite révision des gestes qui doivent accompagner votre toilette intime au quotidien, et, ce afin de préserver le système naturel de défense de votre flore vaginal.

 

LES REGLES A SUIVRE POUR UNE BONNE TOILETTE INTIME

Des gestes simples à savoir :

Ne  pas se laver plus d’une a deux fois/jour, plus, cela va agresser votre milieu naturel.

Le vagin est autonettoyant donc pas utile d’introduire les doigts à l’intérieur. Lavez uniquement l’extérieur.

Ne pas se laver avec des savons parfumés ou produits antiseptiques et antibactériens. Ces derniers seront  prescrits par votre médecin  au décours d’un épisode infectieux si nécessaires

Utiliser des produits d’hygiène intime neutre, qui respecte le PH et la flore vaginale.

Laver toujours l’avant d’abord et l’arrière après.

Le geste d’arrière en avant est à bannir afin de ne pas contaminer la flore vaginale par les germes de la région anale.

Préférez plutôt le geste de l’avant à l’arrière.

Toujours bien sécher après la toilette afin d’éviter  la macération, sources des désagréments très dérangeant dans la vie de  tous les jours.

Ne pas conserver un tampon plus de 4h et changer  la serviette hygiénique régulièrement pour éviter encore toute macération.

Limitez le port des sous-vêtements synthétiques et de vêtements trop serrés .Préférez les matières naturelles comme coton, soie.

Evitez de porter des pantalons trop serres source de transpiration, donc macération qui déclenche comme on la dit la prolifération de germes et donc infection.

Si vous procédez au rasage des poils pubiens, toujours désinfecter avant et après,  la zone avec produits adoptés. Utiliser également un rasoir nouveau.

Mesdames, la toilette intime reste un moment privilégié. Cette zone fragile du corps mérite toute l’attention nécessaire, afin d’éviter désagréments et infection.

Notre flore vaginale, la meilleur protection de toute agression infectieuse, est déjà mise à mal par les variations hormonales (puberté, grossesse, ménopause ….)et par différents facteurs comme le stress, les médicaments (antidépresseur, antibiotique, antihistaminique etc…),. Donc prudence et bon geste sont nécessaires.

 

 

4- Conseils avant une colposcopie

 

Une colposcopie est un examen du col de l’utérus avec un microscope (sorte de grosses jumelles), cet examen n’est pas douloureux. Il consiste à visualiser le col afin de rechercher une ou des anomalies

Il n’y a aucune préparation particulière pour une consultation de colposcopie, néanmoins, mais il est préférable de consulter en dehors de la période des règles, car le sang peut gêner une bonne vision.

Pour les patientes ménopausées il peut être utile de prévoir un traitement ostrogénique (hormones) avant la consultation (votre médecin en jugera, demandez-lui s’il juge que cela est souhaitable).

Ne pas oublier d’apporter vos derniers résultats de frottis, ou de biopsie, si ils ont  déjà été faits et/ou les compte rendus d’interventions antérieures si vous les avez.

Cet examen est indolore mais parfois nécessite une ou des biopsies afin d’analyser le tissu prélevé, celles-ci ne sont en général pas douloureuses non plus car les prélèvements sont de très petite taille, mais elles peuvent provoquer un léger saignement pendant quelques heures dont il faut être prévenue.

Il est donc utile de prévoir des protections à poser après l’examen.

 

 

5- Conseils pendant la grossesse

 

Ces informations et dates concernent les grossesses sans pathologie particulière.

Vous devez impérativement prendre rendez-vous régulièrement avec notre secrétariat tous les mois pour le suivi de votre grossesse.

En cas de problèmes particuliers, des rendez-vous complémentaires peuvent être nécessaires; n’hésitez pas à appeler notre secrétariat pour toute question et/ou rendez-vous complémentaire.

Examens à pratiquer dès la première consultation : groupe sanguin rhésus, sérologies de la toxoplasmose, rubéole, syphilis, HIV, CMV, recherche de sucres et albumine dans les urines.

Si la sérologie de la toxoplasmose ou de la rubéole sont négatifs => prévoir un contrôle tous les mois.

De plus si la sérologie de la toxoplasmose est négative => prévoir des précautions alimentaires : manger les viandes très cuites, tous les légumes ou fruits doivent être consommés cuits ou lavés et épluchés par vos soins, en présence d’un chat éviter de s’occuper de sa litière et se laver les mains régulièrement.

Dans tous les cas, i.e. quelle que soit votre sérologie, éviter de consommer des fromages au lait cru, mais uniquement pasteurisés.

Si le groupe sanguin de la mère est de rhésus négatif => prévoir un contrôle des agglutinines irrégulières tous les mois et une vaccination par immunoglobulines anti D  vers 28 semaines d’aménorrhée.

 

 

6- Conseils avant une pose de stérilet :

 

Il n’y a aucune préparation particulière à prévoir avant une pose de stérilet (ou DIU pour dispositif intra utérin), notamment il n’est pas nécessaire de prendre des antalgiques (médicaments antidouleur) ou des antibiotiques, car l’examen n’est pas douloureux et le risque infectieux (sauf cas particuliers) très exceptionnel.

En revanche il est impératif de prévoir la réalisation de cet examen vers la fin des règles ou le col est plus « perméable » et surtout pour que l’on soit sûr de l’absence de grossesse.

La pose du stérilet n’est pas douloureuse mais peu parfois entrainer de petits saignements modestes, il est donc préférable de prévoir une protection légère pour les heures qui suivent.

Un control après une semaine est nécessaire puis  après  un  mois  puis tous les  six  mois .

 

 

7- Les recommandations chez la femme enceinte :

 

LA TOXOPLASMOSE

Le toxoplasme est un parasite qui se trouve :

-dans la viande pas bien cuite, saignante et crue

-dans la terre ou objets souillés par les déjections d’animaux, surtout les chats.

 

Conseils d’hygiène pour les femmes dont la sérologie de toxoplasmose est négatif, autrement dit une femme non immunisée

 

Limiter le risque de toxoplasmose simplement en :

-        Vous lavant les mains avant chaque préparation de repas

-        Chaque fois après avoir manipulé la viande crue, ou des légumes souillés de terre (comme carottes, fraise, pomme de terre etc ).

-        Ne consommer que de la viande bien cuite

-        Eviter la consommation de lait ou d’œufs crus

-        Ne pas faire de jardinage

-        Eviter les griffures de chats

-        Eviter tout contact avec litière de chat

Ne pas oublier de faire la sérologie de toxoplasmose chaque moi durant la grossesse.

 

La constipation de la grossesse et après accouchement

La constipation survient chez 30% des femmes enceintes. Cette constipation favorise la prise de poids au cours de la grossesse par augmentation de l’absorption gastrique chez la femme enceinte

La grossesse ralentit le transit intestinal et ceci sous l’effet de :

-Une sécrétion importante d’hormone et principalement la progestérone

-du fait que la femme enceinte réduit toute activité physique

-du fait aussi de la compression exercée par l’utérus et son contenu(fœtus, placenta et liquide amniotique )

 

COMMENT Y REMEDIER

 

-Buvez beaucoup d’eau entre et pendant les repas. Au moins 1l1/2 à 2l par jour. Au besoin 1grand verre d’eau froide le matin à jeun (ceci si vous ne présentez pas de vomissement). Car l’eau froide stimule et favorise l’accélération du transit intestinal.

-Consommez des aliments riches en fibres par exemple :un plat de légume par jour , des pruneaux , 2 à 3 fruits par jour et voir du pain au son .

-Faite un peu d’exercice, tel que marche ou natation ou gymnastique douce en salle.

Si cela n’est pas suffisant le médecin pourra vous proposer une aide médicamenteuse.

  

ACIDITES, BRÜLURES D’ESTOMAC AU COURS DE LA GROSSESSE

 

Sont choses courante durant la grossesse, surtout en fin de grossesse. Elles sont dues à la pression exercée par l’utérus et le fœtus qui repoussent l’estomac vers le haut.

Pour les combattre :

-Fractionner les repas : par exemple le petit déjeuner prenez le en 2 fois , un peu le matin tôt  puis un peu vers 10h.Comme pour le repas de midi, un repas léger et le dessert le laisser pour le gouter de 16h.

-Eviter les aliments qui peuvent fermenté (choux…)

-Supprimez les aliments acides (vinaigre, cornichon, olives…) et plats épicés.

-Et surtout évitez de vous allongés juste après le repas et de vous baisser tête la première vers le bas.

 

 

8- LE VAGINISME : L’impossible pénétration

Ceci serait la définition, aucune pénétration, voire  même  aucune possibilité de se toucher localement elle-même et encore moins lors d’un examen gynécologique

En fait il s’agit d’une contraction involontaire des muscles autour du vagin, du périnée et des muscles abdominaux.

Cette contracture rend toute pénétration impossible  car en mettant les muscles ainsi sou tension, se produit alors une tétanisation des muscles de tout le corps d’où la douleur  rendant toute pénétration impossible.

La patiente vie cela comme si c’était l’acte en lui-même  qui serait à l’origine de cette douleur .Par conséquent on comprend bien que toute tentative de pénétration peut être traumatisante  pour les deux  partenaires.

Les origines du vaginisme sont multiples :

Les peurs et angoisses dues à des lacunes dans la connaissance de son corps

Je dirais que dans notre culture c’est souvent le cas, les jeunes filles ne reçoivent aucune éducation sexuelle tout au contraire on rend cette région du corps tabou et intouchable, hachouma de toucher tout cela afin de préserver cette fine membrane qu’est l’hymen !!! On ne cesse de répéter à la petite fille de ne pas trop écarter les jambes de ne  pas monter a vélo et toute autres croyance…..

On peut ainsi comprendre que quand la jeune fille devient femme et que le jour J est là et bien la peur et toutes les angoisses paraissent et c’est une montagne infranchissable qui se présente a elle ce jour ci .Inconsciemment tout le corps se contracte et la douleur est là.

Savoir aussi que ces femmes qui souffrent du vaginisme ont également des troubles psychiques liés à des personnalités névrotiques ou psychotiques.

Bien sur l’origine peut être un traumatisme affectif voir sexuel à l’enfance voir même un premier examen gynécologique mal préparé et donc traumatisant

Concernant la prise en charge

Les traitements du vaginisme sont en général assez simples et donnent satisfaction quand ils sont bien menés avec un bon accompagnement.

Dans un premier temps: Débuter par un traitement local

qui  consiste  en l’utilisation de bougies de tailles progressives pour amener peu à peu la patiente à accepter et prendre conscience qu’une pénétration est possible .

Cette méthode bien sûr est accompagnée par le gynécologue qui apprend à la patiente comment prendre conscience  de son périnée en lui introduisant la bougie par taille progressive.

Ce travaille ce fait d’abord par le gynécologue puis la patiente elle-même, qui apprend a introduire les bougies, et quand c’est possible faire participer le partenaire c’est encore mieux.

Celle-ci prend conscience de son intérieur, constate la profondeur de son vagin et s’assure par elle-même que quelque chose peut entrer en soi sans douleur.

On lui apprend ainsi peu à peu a dominer son spasme musculaire défensif et donc se relâcher

Ce traitement par bougies peut être intégré par la patiente en quelques   séances .Cette auto pénétration permet ainsi de lever souvent le problème

Il est très fortement conseiller également en parallèle de cette réappropriation de son corps, de travailler la partie psychologique afin de trouver l’origine de cette angoisse de la pénétration.

 

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